Publié le 12 novembre 2019 Mis à jour le 12 novembre 2019

À l’heure où le maître mot est la transparence, nos sociétés voient les organisations telles que la Franc-maçonnerie comme une menace. Une publication analyse cet argumentaire.

Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons ont à nouveau fleuri. Ils s’en prennent au rôle politique ou économique que jouerait la franc-maçonnerie, tout en s’inscrivant dans une parole plus large qui dénonce une conspiration mondiale. Alors que, dans nos sociétés, les arguments du secret et de la transparence sont omniprésents, la franc-maçonnerie est perçue comme l’expression par excellence d’une supposée culture du secret.

Face à ce constat, le dernier numéro des Problèmes d’Histoire des Religions a pour ambition de dresser un état des lieux de l’antimaçonnerie aujourd’hui, et de ses évolutions récentes. Sous la coordination de Jean-Philippe Schreiber (CIERL- Faculté de Philosophie et Sciences sociales), les chercheurs y analysent à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; enfin, ils y examinent des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu’ici, telles les formes de l’antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l’islam.

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