Publié le 30 novembre 2020 Mis à jour le 23 août 2021

Il y a 20 ans, Pascal Delwit, Jean-Michel De Waele et Paul Magnette créaient le Centre d’Étude de la Vie Politique avec pour objectif principal d’analyser et de comprendre la vie politique en Belgique et en Europe. Aujourd’hui, le centre a bien grandi et s’est fortement internationalisé. Pour marquer l’événement, ses membres publient une série d’articles dans The Conversation.

Plus de 60 membres effectifs, 38 collaboratrices et collaborateurs scientifiques et une attractivité croissante, en 20 ans le Centre d’Étude de la Vie Politique a grandi de manière exponentielle. Créé en décembre 2000 pour étudier les questions politiques belges et européennes, le Cevipol a pris une dimension internationale. Cette internationalisation se remarque autant par ses publications dans des revues et maisons d’édition de haut niveau, que par les terrains de recherche abordés (Union Européenne, Amérique latine, Russie, Caucase, Balkans, Asie) et la composition de ses membres (une quinzaine de nationalités représentées).

Aujourd’hui, le centre mise sur cette diversité. Il développe quatre axes de recherche et souhaite fédérer les compétences de ses différents membres autour de thématiques transversales. La pluralité des approches théoriques, empiriques et méthodologiques nourrit en outre une ambition résolument comparative.

Très présents dans les médias belges et internationaux, les chercheuses et les chercheurs du Cevipol ont toujours eu à cœur de produire et de promouvoir des recherches tournées vers la société. Pour ses 20 ans, afin de perpétuer cette tradition de communication scientifique vers le grand public, le centre de recherche publie une série d’articles sur The Conversation.


La Tchétchénie, révélateur et accélérateur de l’évolution de la Russie depuis 30 ans


« Russie, 2036. Une adolescente de 16 ans lit les nouvelles sur Internet à partir d’une puce électronique greffée sur son cerveau, et interpelle sa mère : « Maman, maman, que signifie la phrase : le temps est venu d’élire un nouveau Président pour la première fois en 24 ans ? Maman, pourquoi Poutine ne peut pas continuer ? Il est fatigué, il en a marre ? »

« La Tchétchénie de Kadyrov : laboratoire expérimental de la Russie » : cette banderole brandie par un manifestant solitaire à Moscou le 29 octobre 2020 – en soutien aux personnes disparues en Tchétchénie – est déchirée par les forces de l’ordre. 

La première scénette, d’anticipation, circule sur les réseaux sociaux russes depuis l’adoption des amendements à la Constitution de Russie en juillet 2020, qui permettent à Vladimir Poutine de présider la Russie, le cas échéant, jusqu’en 2036. Elle rappelle que les Russes nés en 2020 – comme cette adolescente –, mais aussi dans les vingt années précédentes n’auront connu quasiment qu’un président – Dmitri Medvedev avait en quelque sorte assuré un intérim entre 2008 et 2012. Une sorte de nouvelle normalité s’est créée depuis 2000 : celle du maintien au pouvoir d’un homme présenté comme garant de l’ordre et de la stabilité, après des années 1990 incarnées par le chaos, la tourmente sociale, et de nombreux bouleversements politiques et géopolitiques. Analyse de Aude Merlin Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation. 

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La démocratie en Amérique latine ou le syndrome de Sisyphe


Depuis leurs Indépendances, les États d’Amérique latine sont tiraillés entre autoritarisme et démocratie. Le XXe siècle a été caractéristique de ces tensions. Des caudillos aux dictatures, en passant par les expériences populistes et les soulèvements révolutionnaires, l’Amérique latine est devenue un véritable laboratoire pour l’étude des changements de régime.
Analyse de Frédéric Louault Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation. 

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Les partis politiques peuvent-ils se relever des crises ?


Gillets jaunes Les partis politiques sont souvent considérés comme indissociables à la démocratie représentative, tant ils remplissent une série de rôles liés à son fonctionnement.

Cependant dès l’amorce des démocraties représentatives, ils ont fait l’objet de critiques et n’ont jamais eu bonne presse. Ces dernières décennies, ils ont été plus que jamais dépeints comme non démocratiques, guidés par leurs intérêts propres, sources de divisions.

Mais les électeurs et les médias leur reprochent également d’être non représentatifs, tant sur le plan sociologique (surreprésentation des hommes blancs d’âge moyen à haut niveau d’éducation) que dans leur capacité à structurer le champ politique. Analyse d'Emilie Van Haute Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation.

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La démocratie en mutation : la participation est-elle la solution ?

Désenchantés par la convergence idéologique des partis de gouvernement et le décalage social avec les élus, démunis face à la « perte de pouvoir d’achat du bulletin de vote » qu’induit la mondialisation en réduisant la capacité des États à agir par la fiscalité, beaucoup de citoyens ont perdu foi dans les institutions représentatives traditionnelles. Analyse de Pierre-Étienne Vandamme Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation.

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Comment l’autoritarisme a gagné du terrain en Europe centrale


Far right 1989 annonçait le triomphe de la démocratie libérale et de ses valeurs. L’État de droit émergeait comme principe phare de la nouvelle lingua franca des organisations internationales, en quête d’une nouvelle identité et d’un nouveau paradigme. Impatientes de mettre fin à cinq décennies de communisme, les nouvelles élites politiques des pays d’Europe centrale et orientale ont érigé le retour à l’Europe, l’intégration dans l’économie mondiale et l’adhésion à l’UE comme projet national, bénéficiant d’un soutien politique et social sans faille.

Trois décennies plus tard, les idées anti-libérales resurgissent pour légitimer la construction d’un nouvel ordre politique. Qu’en est-il aujourd’hui ? Analyse de Ramona Coman Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation.

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L’électeur belge, un cas d’école pour mieux comprendre la politique

Belgique À l’instar des autres démocraties européennes, la Belgique a été longtemps caractérisée par un système partisan relativement stable, structuré autour de grands clivages ayant donné naissance à trois principales familles politiques : démocrates-chrétiennes, socialistes et libérales. Les citoyens s’inséraient dans les piliers reliés à ces trois grandes familles politiques et votaient de façon stable pour le parti politique de leur monde sociologique.  Analyse de Jean-Benoit  Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation.

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Femmes politiques : des leaders pas comme les autres ?

femme politique En octobre 2019, le gouvernement fédéral belge désignait sa « première ministre », faisant de la libérale francophone Sophie Wilmès la première femme à occuper cette fonction. Le caractère exceptionnel de cet évènement dans l’histoire politique belge nous invite à revenir sur les enjeux liés à la représentation politique des femmes et à s’interroger sur les perspectives de recherches dans ce domaine. Analyse de Caroline Close et Clémence Deswert Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation.

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L’identité, redoutable enjeu politique

Europe Comment faire de l’identité, même sans en avoir l’air ? Tel pourrait être le mot d’ordre politique des vingt dernières années en Europe.


Analyse de François Foret - Cevipol, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans The Conversation. 


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