Publié le 23 octobre 2019 Mis à jour le 30 octobre 2019

Accompagner les enfants chez le médecin, les déposer au foot ou encore à la crèche, etc. Les déplacements liés à la parentalité sont nombreux. Des recherches montrent qu’hommes et femmes ne sont pas égaux face à cette charge.

Le concept de « travail domestique de mobilité pour analyser les déplacements quotidiens de mères travailleuses » a été développé par Marie Gilow - Metices, Faculté de Philosophie et Sciences sociales - dans le cadre d'une recherche doctorale réalisée entre 2015 et 2019. Pour mieux connaître les pratiques de mobilité des Bruxelloises vivant avec de jeunes enfants, la chercheuse a procédé à 45 entretiens semi-directifs avec 45 femmes. C'est en les écoutant parler de leurs déplacements - elles sont "chauffeur" ou font le "taxi" pour accompagner un enfant à un anniversaire, l'autre à une activité, puis faire les courses, etc. - qu'est né le concept de Travail Domestique de Mobilité.

Ce concept invite à changer de regard sur les inégalités de genre, mais aussi de classe, face à la mobilité quotidienne. Dans nos sociétés, la mobilité est perçue comme une fin en soi : il faudrait être toujours plus mobile dans ce monde en mouvement. Mais en ce qui concerne les déplacements qui assurent le bon fonctionnement de la vie domestique et familiale, il s'agit d'une charge, inégalement répartie entre les sexes (comme le montrent les enquêtes de mobilité), et face à laquelle les femmes de classes sociales différentes sont inégalement équipées.

Le 12 novembre, Marie Gilow présentera ce concept ainsi que ses recherches dans le cadre des midis de STRIGES.

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